Craig Gordon, gardien de l'Écosse, doyen du Mondial 2026 à 43 ans
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À huit jours du coup d’envoi, les 48 listes des 26 sont désormais connues, et la FIFA a publié son classement officiel des doyens. L’occasion de faire l’inventaire des dinosaures du Mondial 2026 : ceux qu’on annonçait à la retraite il y a quatre ans, ceux qui n’ont jamais dit non au sélectionneur, et ceux qui ont profité du passage à 48 équipes pour glisser une dernière ligne sur le CV. Pour les benjamins du tournoi, c’est par ici : les plus jeunes joueurs du Mondial 2026.

Âges calculés au 11 juin 2026 (jour du coup d’envoi), d’après le classement officiel de la FIFA.

Le top 20 des plus vieux du Mondial 2026

Craig Gordon, 43 ans (Écosse, Heart of Midlothian)

Né le 31 décembre 1982, le gardien du Hearts est le doyen du Mondial 2026 avec une marge sans appel. Reparti à zéro après plusieurs blessures graves (jambe cassée en 2022), il a retrouvé son meilleur niveau en Scottish Premiership.

Cristiano Ronaldo, 41 ans (Portugal, Al-Nassr)

Né le 5 février 1985. Pour son 6ème Mondial, CR7 disposera d’une ultime chance d’enfin soulever une Coupe du Monde, le seul titre majeur manquant à son immense palmarès. Capitaine d’une équipe portugaise en grande forme grâce à sa génération Nuno Mendes-Bruno Fernandes-Vitinha, il pourrait quitter la sélection sur un triomphe.

Guillermo Ochoa, 40 ans (Mexique, AEL Limassol)

Né le 13 juillet 1985, le gardien mexicain, désormais à l’AEL Limassol à Chypre, est le doyen des trois co-hôtes. En étant retenu dans les 26, il devient, avec Cristiano Ronaldo et Lionel Messi, l’un des trois premiers joueurs de l’histoire présents dans six listes de Coupe du Monde (2006, 2010, 2014, 2018, 2022, 2026). Memo, le héros du Mondial 2014, n’en finit plus de repousser sa retraite internationale.

Luka Modrić, 40 ans (Croatie, AC Milan)

Né le 9 septembre 1985. Ballon d’Or 2018, le capitaine croate dispute son 5ème Mondial après une saison réussie en Serie A avec l’AC Milan. La Croatie sait que c’est sans doute le dernier tour de piste de son chef d’orchestre.

Edin Džeko, 40 ans (Bosnie-Herzégovine, Fenerbahçe)

Né le 17 mars 1986. Le buteur historique de la Bosnie-Herzégovine (148 sélections, 73 buts, records absolus du pays) emmène pour le seul Mondial de son histoire récente une sélection qu’il porte depuis 2007. Aboutissement émotionnel d’une carrière qui aura connu Wolfsbourg, Manchester City, la Roma, l’Inter et désormais Fenerbahçe.

Manuel Neuer, 40 ans (Allemagne, Bayern Munich)

Né le 27 mars 1986. Titulaire des cinq matchs de l’Allemagne à l’Euro 2024 (jusqu’au quart de finale perdu face à l’Espagne), Neuer avait annoncé sa retraite internationale en août 2024 avant que Julian Nagelsmann ne le rappelle pour ce dernier baroud. Le mythique numéro un allemand disputera son 5ème Mondial (2010, 2014 vainqueur, 2018, 2022, 2026), égalant Lothar Matthäus dans la légende allemande.

Vozinha, 40 ans (Cap-Vert, GD Chaves)

Né le 3 juin 1986, soit 40 ans tout juste 8 jours avant le coup d’envoi. Le gardien capverdien est le seul quadragénaire de la sélection des Tubarões Azuis, qui dispute le premier Mondial de son histoire.

Fernando Muslera, 39 ans (Uruguay, Estudiantes de La Plata)

Né le 16 juin 1986, le gardien uruguayen (133 sélections), parti à Estudiantes de La Plata en 2025 après quatorze saisons à Galatasaray, devient le premier joueur uruguayen à figurer dans cinq éditions du Mondial (2010, 2014, 2018, 2022, 2026). Il soufflera ses 40 bougies cinq jours après le coup d’envoi.

Yuto Nagatomo, 39 ans (Japon, FC Tokyo)

Né le 12 septembre 1986. Le latéral gauche japonais, ancien de l’Inter, disputera son 5ème Mondial consécutif (2010, 2014, 2018, 2022, 2026), une première pour un joueur asiatique. Encore physiquement compétitif, Nagatomo est le symbole de la longévité japonaise.

Hernán Galíndez, 39 ans (Équateur, Huracán)

Né le 30 mars 1987 à Rosario, en Argentine, le gardien naturalisé équatorien en 2019 n’a connu ses débuts internationaux qu’à 34 ans, avant de devenir le titulaire de l’Équateur au Mondial 2022. Numéro un de Huracán, il rempile pour une deuxième Coupe du Monde sur le tard.

Mahdy Soliman, 39 ans (Égypte, Zamalek)

Né le 8 juin 1987, le gardien du Zamalek vit sa première Coupe du Monde à 39 ans tout juste (3 jours pile au coup d’envoi). Une carrière entièrement bâtie dans le championnat égyptien, récompensée par un billet pour le grand rendez-vous mondial sur le fil de la quarantaine.

Lionel Messi, 38 → 39 ans pendant le tournoi (Argentine, Inter Miami)

Né le 24 juin 1987, Messi soufflera ses 39 bougies en plein Mondial le 24 juin, 13 jours après le coup d’envoi. Convoqué dans les 26 par Scaloni, il dispute son 6ème Mondial, formant avec Cristiano Ronaldo et Guillermo Ochoa le trio inédit des joueurs présents dans six listes mondiales. Capitaine d’une Argentine championne en titre qui vise un doublé inédit depuis le Brésil de Pelé en 1962, La Pulga a déjà laissé filtrer que ce serait probablement son dernier acte avec l’Albiceleste.

Tim Ream, 38 ans (États-Unis, Charlotte FC)

Né le 5 octobre 1987. Capitaine emblématique de l’USMNT et doyen du co-hôte américain, Tim Ream est revenu en MLS à Charlotte FC après ses années Fulham où il avait porté le brassard en Premier League. Mauricio Pochettino le reconduit pour son 2ème Mondial (2022, 2026), Ream n’ayant pas été retenu par Klinsmann pour le Brésil 2014. Une expérience importante dans un effectif US où la moyenne d’âge tourne autour de 25 ans.

Weverton, 38 ans (Brésil, Grêmio)

Né le 13 décembre 1987. Le 3ème gardien d’Ancelotti, médaillé d’or olympique en 2016, vit son premier Mondial à 38 ans. Parti de Palmeiras pour Grêmio en janvier 2026 après huit saisons à São Paulo, il est l’incarnation du gardien à l’ancienne, calme et rassurant.

Alberto Quintero, 38 ans (Panama, Plaza Amador)

Né le 18 décembre 1987. L’ailier panaméen, parmi les plus capés de l’histoire de la Tri avec 139 sélections (le record reste Aníbal Godoy à 159), embarque pour son 2ème Mondial après Russie 2018. Revenu jouer à domicile à Plaza Amador en fin de carrière, il restera l’un des cadres historiques d’un Panama qui dispute la 2ème Coupe du Monde de son histoire.

Johny Placide, 38 ans (HaĂŻti, SC Bastia)

Né le 29 janvier 1988. Le gardien et capitaine d’Haïti (80 sélections), qui évolue à Bastia en Ligue 2, porte une sélection de retour au Mondial pour la première fois depuis 1974. Demi-finaliste de la Gold Cup 2019, le meilleur parcours de l’histoire de son pays à l’époque, il vit son premier grand rendez-vous mondial à 38 ans.

Nicolás Otamendi, 38 ans (Argentine, Benfica)

Né le 12 février 1988. Le défenseur central argentin, sacré au Qatar 2022, dispute son 4ème Mondial à 38 ans, dernier de sa carrière européenne : son contrat à Benfica expire fin juin et un accord avec River Plate est déjà acté pour la suite, jusqu’à fin 2027. Au coup d’envoi du Mondial, Otamendi sera le doyen des défenseurs des 26 argentins.

Gatito Fernández, 38 ans (Paraguay, Cerro Porteño)

Né le 29 mars 1988, le gardien de Cerro Porteño dispute sa première Coupe du Monde. Son surnom « Gatito » fait écho au « Gato » de son père, Roberto Fernández, gardien du Paraguay au Mondial 1986. Vainqueur de la Copa Libertadores et du championnat brésilien 2024 avec Botafogo, il y reste l’étranger le plus capé de l’histoire du club.

Stopira, 38 ans (Cap-Vert, SC Torreense)

Né le 20 mai 1988. L’autre vétéran de la sélection capverdienne, figure historique des Tubarões Azuis. Évoluant désormais en deuxième division portugaise, il aura à cœur de marquer l’histoire du plus petit pays par population à atteindre une phase finale du Mondial.

Michael Boxall, 37 ans (Nouvelle-Zélande, Minnesota United)

Né le 18 août 1988, le défenseur central et capitaine du Minnesota United ferme le top 20 à 37 ans. Recordman des apparitions de la franchise MLS, il a inscrit de la tête, à 36 ans, l’unique but international de sa carrière : celui de la finale de qualification océanienne contre la Nouvelle-Calédonie, qui a envoyé les All Whites au Mondial 2026.

Le club très fermé des 40 ans et +

Sur les 48 listes, sept joueurs auront 40 ans ou plus au coup d’envoi : Gordon (43), Ronaldo (41), Ochoa, Modrić, Džeko, Neuer et Vozinha (40 chacun). En y ajoutant Muslera, Nagatomo, Galíndez et Soliman, on monte à onze grognards de 39 ans et plus. Et Lionel Messi (38 ans) franchira lui aussi la barre des 39 ans pendant le tournoi, le 24 juin.

Pour mesurer le contraste, le Mondial 2022 au Qatar ne comptait qu’un seul joueur de 40 ans au coup d’envoi : le gardien mexicain Alfredo Talavera (40 ans). Le passage à 48 équipes en 2026 ouvre mécaniquement la porte à davantage de vétérans issus de petites nations, ce qui explique l’inflation soudaine du club des quadragénaires.

Qui est le joueur le plus âgé à avoir participé à un Mondial ?

Le record absolu du joueur le plus vieux à participer à une phase finale appartient toujours à Essam El-Hadary (Égypte, 45 ans 161 jours, contre l’Arabie Saoudite en 2018). Craig Gordon (43 ans révolus) en est encore loin, mais il dépasse déjà Roger Milla (42 ans en 1994 avec le Cameroun), qui était jusqu’ici la référence du « papy attaquant » du Mondial.

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